Visite de terrain des étudiants de la Géographie, Master I

Visite de terrain des étudiants de la Géographie, Master I
1. Visite du site MPANDA
Dans le cadre de leurs sorties de terrain, les étudiants de Master I en Géographie (Département des Sciences Naturelles) ont visité, le 27 mai 2026, le site de Mpanda, communément appelé KUMVUBU. Cette visite avait pour objectif l’étude des sédiments récents attestant d’une ancienne couverture aquatique. Grâce aux explications des encadreurs, les étudiants ont pu identifier des indicateurs clés, tels que des couches de sable fin et des coquillages, confirmant que la plaine était autrefois occupée par les eaux du lac Tanganyika.
2. Visite d’un forage d’eau



Lors de cette même visite, les étudiants en Master I de la section Géographie (Département des Sciences Naturelles) ont étudié un forage d’eau local. Ils ont pu constater que la région de Gihanga, bien que située en plaine, souffre d’un stress hydrique sévère. Les ressources en eau y sont particulièrement profondes, exigeant un forage d’au moins 40 mètres pour atteindre les nappes aquifères, les nappes phréatiques superficielles étant inexistantes. Pour y remédier, le captage des eaux souterraines par pompage solaire apparaît comme la solution la plus adaptée. Enfin, l’équipe a noté que cette région se caractérise par un microclimat aride à faibles précipitations, et que l’eau brute extraite de ces forages nécessite un traitement préalable, n’étant pas propre à la consommation en l’état.

3. Visite d’une exploitation de calcaire
Les encadreurs ont montré aux étudiants le calcaire. D’après l’un des encadreurs, le calcaire est une roche sédimentaire qui est composée de carbone de calcium. Il se forme par les précipitations directes lorsque l’eau chargée en calcium s’évapore. Il y a le calcaire travertin et le calcaire tuf. Comme ce site visité se trouve dans la même région de da la plaine de l’Imbo, les précipitations ne sont pas abondantes. Les végétations sont adaptées au climat sec, et on y trouve des plantes à épines, mais aussi des euphorbes.
Les encadreurs leur ont expliqué le rôle du calcaire dans la fabrication du ciment mais aussi dans l’agriculture.

4. Visite de la Rivière Rusizi

Les étudiants ont eu l’occasion d’observer la rivière RUSIZI. Cette rivière pred sa source au lac KIVU où on est en train de construire le RUSIZI 2. La rivière Rusizi relie le lac Kivu au nord au lac Tanganyika au sud, servant de frontière naturelle entre la République Démocratique du Congo (RDC), le Rwanda et le Burundi. Les étudiants ont observé la turbidité (quantité des éléments dissous dans l’eau) de cette rivière Rusizi. D’après les observations, la turbudité de la rivière RUSIZI vient des rivières KABURANTWA, MUHIRA, NYAMAGANA, RUHWA. Pour mesurer le degré de la turbidité de l’eau, on met une quantité d’eau dans un seau et on laisse l’eau se reposer. Il y aura des dépôts en bas.
Les étudiants ont observé les méandres sinusoïdaux. La force centrifuge de l’eau pousse vers l’extérieur du virage creusant la berge. De l’autre côté du rive, (côté RDC) l’eau est lente et il y a des dépôts des sédiments composés des sables fins. Il a été noté qu’avant la diminution du lac Tanganyika, il occupait toute la zone.

5. Visite de la rivière KABURANTWA
Les étudiants ont eu l’occasion d’apprécier la dynamique fluviale sur la rivière KABURARANTWA. Là, il s’observe une érosion qui est très récente. Les différentes couches de cette vallée sont observables. Ça montre la stratification, la sédimentation de cette vallée. Les étudiants ont observés les dangers qu’encourent les habitants de cette localité. Il y a une grande densité humaine à cause des facteurs attractifs comme la route, les écoles. Les maisons d’habitations sont menacées. Elles peuvent s’écrouler à causes des aléas climatiques mais aussi de l’activité humaine. Pour mieux se prévenir, il faut une bonne application du code de l’environnement.

6. Visite de la Rivière MUHIRA
Comme la rivière MUHIRA prend sa source au niveau de la crête, elle regorge de l’or qui s’est déposé. Cette rivière est très turbide à cause de l’exploitation de l’or alluvionnaire. L’or s’est emporté avec les sédiments. L’or qu’on récolte est très fin. D’après les observations faites, la rivière change de temps en temps le lit. Il s’agit des dépôts des sédiments selon la granulométrie. Sur cette rivière, on y trouve des exploitations des matériaux de construction comme le sable, le moellon…. Les conséquences sont nombreuses comme le risque de l’effondrement du pont de cette rivière. Il faut que les exploitants de ces matériaux de constructions et or soient sensibilisés sur le respect des normes environnementales.

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